Le Mécanisme de Réponse Rapide (RRM) consiste en un réseau d'acteurs capables de réagir rapidement aux urgences humanitaires grâce au pré-positionnement des intrants de secours, à des processus et procédures convenus et aux capacités dédiées. Le RRM fonctionne en complémentarité avec la réponse humanitaire élargie et les structures étatiques, étant intégré dans l’architecture de coordination établie et faisant parti du Plan de Réponse Humanitaire. L’objective du RRM est de rendre une assistance immédiate de base aux populations affectées par les conffits armés, les hasards naturelles ou bien les épidémies.
Délais d'intervention
Le seuil de déclenchement du RRM:
Dans le cadre des mouvements de populations, le seuil de déclenchement du RRM est fixé à 50 ménages (sauf cas exceptionnels) et se base sur les informations obtenues lors de l’alerte, vérifiées et validées par les partenaires. Si le seuil est inférieur à 50 ménages, une intervention sera considérée sur la base des capacités disponibles.
Les délais actuels:
Pour la région de Diffa la moyenne des délais entre les chocs et les débuts des interventions (6 jours) est inférieure aux 7 jours de délai visé. Toutefois, ce n'est pas le cas à Tillabéry où les délais accumulés (19 jours) sont au-delà de 7 jours de délai visé. Les retards constatés sont dus à plusieurs facteurs, entre autres, des pénuries de stock liées aux dispositions logistiques notamment au cours du mois de décembre, l’accès sécuritaire aux zones classées rouges par les autorités militaires (recommandant une escorte pour s'y rendre) et les opérations militaires. Quant à la région de Tahoua le dépassement de délais observés (121 jours) supérieures aux 7 jours de délai visé a été causé par des facteurs similaires à Tillabéry. De plus, d’autres facteurs comme le manque de ressources humaines dédiées, les besoins informationnels dans les délais, la fiabilité de système de points focaux et les blocages occasionnels d’accès aux zones d'installation des déplacés ont impacté sur les delais de réponses.
Les actions de plaidoyer engagées par les membres du consortium à travers OCHA, la coordination civilo-militaire (CIMCoord) et le Ministère de l'Action Humanitaire ont permis la mise en place de corridors humanitaires permettant d’accéder à certaines zones ainsi que la réduction des délais pour organiser les évaluations/interventions. Néanmoins certaines localités demeurent inaccessibles.